Etre de droite en se disant de gauche et vice versa.
Ainsi donc, certains, ici, et c'en est révélateur de leur manque de culture politique, proclament (certains avec des excès gesticulatoires d'un autre âge), que le PS est un parti "de droite".
Sympathisant chronique de ce parti historique, je pourrais me sentir insulté mais préfère me gausser de ces apprentis sorciers de l'ultra-gauche, toujours prêts à donner des leçons de "gauchitude" et à brandir les saintes écritures, celles-là même qui ont engendré sur la planète le plus effroyable des malentendus au cours du siècle précédent.
En fait, la cible de ces imprécateurs, c'est la démocratie.
Un parti de gouvernement, pour exercer le pouvoir (surtout dans une France sociologiquement "de droite", qu'on me prouve le contraire), doit arrondir certains angles, ce que précisément on reproche à la formation politique de Jaurès, Blum, Mendès-France, Mitterrand et autres Jospin.
Mitterrand lui-même, qui eut un itinéraire risqué, reniant sa caste naturelle, la droite (qui ne le lui pardonna jamais, le poursuivant d'une haine féroce) fut obligé, 2 ans après son arrivée au pouvoir de "composer" avec les contingences mondiales.
Il abolit dans l'urgence des premiers jours la peine de mort, diminua le temps de travail, abaissa l'âge de la retraite, fit cesser les discriminations dont étaient victimes les homosexuels (fléau social !) et libéralisa les ondes.
C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup, et je constate combien, en ces contrées, l'oubli s'installe, y compris dans les populations les plus redevables envers ces actes politiques courageux que la "vraie" droite actuellement au pouvoir (et depuis trop longtemps) voudrait rayer d'un trait de plume avec, pour faire bon poids, l'héritage indéniable de mai 68.
Dans toute formation politique, il y a lutte, quelquefois violente, pour l'accession au pouvoir, ce qui est absolument logique, puisque certains ont choisi d'en faire profession.
C'est là l'un des aspects, pervers il est vrai mais inhérent au "genre", de la démocratie.
Le PS reste un parti de militants, à l'inverse de l'UMP, l'autre parti de droite (pour faire plaisir aux non-voyants et malentendants de service, hein !) où tout se décide "en haut".
Sa nature même de parti militant le condamne à des discussions perpétuelles (stériles ou constructives, ça dépend) qui ont pour effet de retarder la publication d'un projet concret.
C'est aussi pour cela que le premier parti de France (depuis les municipales-cantonales) est composé de ce qu'on appelle encore des "courants" qui sont, faut-il le rappeler, des "courants de pensée" parfois difficiles à accorder, mais toujours d'accord, finalement, pour définir le parti comme étant "de gauche".
Oui, le PS a intégré (récemment) l'économie de marché et a pris acte de la "mondialisation".
Ce qui ne veut pas dire qu'il ne veut pas changer l'état des choses, ô adeptes du "grand soir" (bon courage !).
A la différence (e-ssen-tie-lle !) de la droite, le PS a pour objectif le partage des richesses, combien de fois faudra-t-il que l'on vous le répète ?
Le parti socialiste sera toujours imparfait, aura toujours dans ses rangs des brebis galeuses que seul le pouvoir fait bander, mais aussi des personnalités intègres qui ont l'espoir de changer la société, de la rendre plus juste, moins carnassière.
Que certains le veuillent ou non, c'est là que réside le foyer de résistance le plus efficace à la société libérale (mot dévoyé !) injuste, attentatoire aux libertés fondamentales, négationniste, individualiste, que les Sarkozy, Fillon et consorts soutiennent pour préserver les intérêts du capitalisme encore triomphant, mais, on le verra pas plus tard que tout de suite, finalement moribond.
Et c'est d'un PS fort que nous aurons besoin pour déblayer les décombres et reconstruire.
Les leçons de "gauchitude" des "gauchos" de tout acabit, thuriféraires des idéologies qui, dévoyées, ont fait tant de mal à la race humaine, ne sont que simagrées, habilement mises en exergue dans les médias par un garçon sympathique, certes, mais portant en lui les stigmates d'un "idéal" nuisible pour l'espèce humaine.
Si condamner cela tout en voulant le progrès social à l'inverse des actuels bradeurs des droits les plus élémentaires des travailleurs et salariés, c'est être de droite, je veux bien ce soir aller voir à quoi ressemble un vagin.
27/04/08 - 17:11
Bon, j'avoue ne pas avoir tout lu, mais ce qui est amusant, c'est qu'on a jamais autant privatisé que sous Mitterrand, et qu'on n'a jamais autant fait de pas dans le social que sous Chirac. Bon, dans les deux cas, on en a pas fait assez, sans doute, pour la France.
dulce