J'écoute : Schubert toujours ; Arvo Pärt un peu ; Fauré, les nocturnes, beaucoup.
Je regarde : Des "blu ray", c'est beau.
Je lis : Giono
Je joue : à jouer du piano.
Je mange : à la Crétoise.
Je bois : du Coca puisqu'"il" en boit (mais "zéro").
Je pense : à mes amours défuntes
Je rêve : d' amours futures
(mis à jour mercredi 8 octobre 2008 à 12:23)

25/02/2007

25/02/07 - 18:34

Mondanités : un Bayrou sinon tout.



La "démocratie chrétienne" à la française, héritière du Mrp d'Antoine Pinay et du "centre démocrate" de Jean Lecanuet (son "père spirituel", sans doute "oublié" aujourd'hui) est représentée dans le débat actuel par l'ineffable F.Bayrou qui a su, en quelques mois, se composer une image de candidat consensuel, ni de droite ni de gauche.
Quant on regarde l'historique du monsieur, ex-ministre de Balladur, trop trouillard pour faire la moindre réforme au ministère de l'éducation, puis soutien sans faille au gouvernement de Raffarin et, tournant casaque lors du CPE pour voter la censure avec le PS (mon Dieu, vous rendez vous compte, ma soeur ?) dans la perspective évidente de l'élection présidentielle qui pointait à l'horizon, on a le droit de s'apitoyer sans aucune méchanceté pour ceux qui, au détour des dîners en ville, tels Saint Paul sur le chemin de Damas, ont eu la révélation divine de l'homme qui a vu l'homme ...
On versera une larme de compassion ou on se fendra la gueule : comment des citoyens apparemment en pleine possession de leurs moyens peuvent-ils tomber dans ce panneau ?
Entre une gauche qui se veut progressiste et la droite très à droite de Sarkozy, Bayrou (-flaquettes, j'ai pas pu résister) est LE candidat conservateur.
On dépensera rien : normal, on va rien bouger !
Le pire, c'est qu'on retrouve, dans cet électorat qui a perdu sa boussole, les mêmes qui, en 2002 ont choisi leur candidat de premier tour comme on choisit son café dans les rayons de Carrefour (le centre est toujours au carrefour, d'ailleurs).
Nonobstant que nos nouveaux centristes, mêlant leurs voix à la "droite modérée" d'obédience catholique, ne veulent pas comprendre que Le Pen est, comme toujours, sous-estimé par les sondages, ils feignent de croire le discours "union nationale" du candidat de l'udéèffe.
DSK (ouais, "j'le prendrai volontiers comme premier minisse") ayant décidé, avec Jospin et d'autres, de s'investir enfin vraiment dans la campagne de Mme Royal, on peut se demander, le monsieur une fois élu, avec qui il gouvernerait.
Nos amis égarés dans le marigot bayrouiste savent pertinemment, ou peut être pas, que :
- entre les deux tours, qu'il soit 3ème ou, plus probable, 4ème, ce bon Monsieur François ne donnera pas de consigne de vote.
- que les députés de son groupe ont été élus avec le soutien de l'uèmepé, et que, s'il déconne, la même uèmepé leur mettra des candidats dans les roues.

Oui, mais voilà, ils n'aiment pas la voix de Ségolène, ou ses tailleurs, ou sa façon de marcher.
Ou ils "pensent" (tu parles : la propagande médiatique l'a tambouriné !) qu'elle est incompétente.
Enfin, sans doute moins compétente qu'un mec.

Le hic, c'est qu'elle va tous les n....r !

commentaires

25/02/07 - 18:41

C'est incroyable ces mecs qui la taxe d'incompétente !!!

Nombre de ces imbéciles machos n'ont pas été capables de faire du bon travail d'équipe (ils devraient présenter des excuses pour ce qu'ils ont commis plutôt), et après ils croient devoir donner des leçons et conseils aux électeurs.

25/02/07 - 19:43

Tellement compétente qu'elle a surtout les éléphants du placard...

Et après elle ose nous parler de changement.

Elle est vraiment une Sarkozy de gauche: clientèliste démago et dangereuse pour ce pays comme le petit de Neuilly.

On est vraiment mal barré que ce soit l'un ou l'autre...

25/02/07 - 19:45

sorti*** je suis fatigué moi :-D

25/02/07 - 22:14

Antoine Pinay n'était pas au MRP (démocrate-chrétien) mais au CNIP. Si Bayrou peut être considéré comme l'héritier de Lecanuet, il ne l'est pas de Pinay.

Bayrou était dans la majorité RPR-UDF jusqu'à lélection présidentielle de 2002 et l'UDF gouverne des villes, des départements et même une région (l'Alsace) avec l'UMP : c'est une réalité incontestable.

Bayrou est au centre droit ; moi, je suis au centre gauche. Je ne partage pas tout le programme de Bayrou, pas plus que je ne partage tout le programme de Royal. Je ferai mon choix en temps voulu, même si, pour le moment, je préfère Bayrou à Royal, une alliance avec le centre droit plutôt qu'une alliance avec les communistes.

Au second tour, nous verrons bien ce qu'il se passera ; à deux mois du premier, il est impossible de savoir quelle sera la configuration du premier. Ce n'est pas parce que Le Pen est sous-estimé dans les intentions de vote exprimées par les personnes sondées, en dépit des forts redressements effectués par les instituts de sondage, que cela doit changer quelque chose à mes convictions. Au premier tour, on choisit, au second, on élimine.

26/02/07 - 00:39

herminien2, vous avez raison : Pinay appartenait au CNIP qui devait devenir, avec Giscard, les "Républicains Indépendants", lesquels furent englobés dans ... l'UDF.

Votre positionnement "centre gauche" est tout à fait plausible.
Ce ne sont pas les électeurs centristes de conviction que je visais dans cet article, mais ceux qui cèdent aux modes du moment.

Votre dernière phrase est également juste : croisons tout de même les doigts pour que le cas de figure "2002" ne se produise pas.

kiki joli, elle a sorti ceux que vous appelez les "éléphants" pour affirmer l'unité du PS dans la campagne : comment réunir les électeurs si on ne réunit pas sa famille ?

Bonne nuit à vous .

26/02/07 - 12:31

Heu, juste sur le dernier point soulevé (et pour des éléphants, c'est pas mince affaire !) : elle (Ségolène) "a sorti" lesdits élémphants ?

Ne crois-tu pas plutôt qu'on le lui a imposé depuis la rue de Solférino ? Ce retour au consensus et à l'unité, personne ne peut y croire vraiment. Le risque étant que le remède soit pire que la situation qui l'a provoqué : que cette rupture avec des pratiques rejetées par les militants PS eux-mêmes ne soit de nouveau imposées par le parti... à suivre...

26/02/07 - 16:33

-rv37 : je pense que cet appel aux "grands noms" du PS était insipensable.
Entre autres, pour couper court à la rumeur qui courait (une de plus !) sur le Web et selon laquelle DSK s'apprêtait à rejoindre ... Bayrou !
Rien que ça.
Les "ténors" en question ne pouvaient rien faire de moins : sans cela, ils eussent été taxés de "division" en pleine bataille.
Enfin, la "rue de Solferino" n'impose rien aux candidats : on l'a, hélas, constaté en 2002 ou la campagne s'est faite depuis l'atelier de campagne du candidat et où la courroie de transmission était cassée.
Il est donc intelligent de la part de la candidate de se rapprocher du PS.
En cette période, le positionnement contraire aurait suscité autant de critiques, voire plus.

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.