J'écoute : la 959 de Schubert et Ligeti
Je regarde : , c'est l'été : des westerns, des "Sirk", des comédies musicales en DVD importés, "Le jour se lève", "L'assassinat de Jesse James...", des peplums de haut vol, aucun film connoté "gay"...
Je lis : Giono
Je joue : Bach (le 12è prélude du CBT, très lentement, le matin, pour me ressourcer et retrouver une certaine forme de sérénité).
Je mange : à la Crétoise.
Je bois : du Coca puisqu'"il" en boit (mais "zéro").
Je pense : à mes amours défuntes
Je rêve : d' amours futures
(mis à jour lundi 4 août 2008 à 17:38)

24/07/2007

24/07/07 - 10:05

Helmut Berger : grandeur et décadence.



Helmut Berger joue, dans "Le jardin des Finzi Contini" de Vittorio De Sica, qui ressort actuellement en salles, le personnage d'Alberto, fils de ce couple de grands bourgeois de Ferrare que l'on verra partir vers les camps de la mort à la fin de ce beau film triste .
On lui donne une fois de plus un rôle d'homo ici amoureux du viril Manate, militant communiste joué par Fabio Testi qui fut cascadeur puis fit carrière dans des westerns-ravioli de série b, hélas, et que De Sica engagea pour ce film sur un coup de tête en éclair de génie.

Le (trop ?) beau Berger connut son heure de gloire dans les années 70, entre les mains, si je puis dire, du grand Visconti dont il fut l'égérie tant aimée.
Endossant, pour l'une de ses premières apparitions à l'écran, le rôle de Martin, dans "Les damnés", fils de famille pervers, incestueux, criminel, il est la révélation de ce chef-d'oeuvre qu'il contribue à rendre inoubliable, aux côtés, ce n'est pas rien, de Bogarde, Ingrid Thulin et Charlotte Rampling réunis en une exceptionnelle distribution.
Avec son protecteur de génie, Berger tournera deux autres films qui font date dans l'histoire du cinéma.
Dans "Ludwig", il compose un Louis II de Bavière en déchéance totalement hallucinant, y trouvant le rôle de sa vie, et dans "Violence et passion", il sème le trouble dans la vie d'un vieux professeur romain incarné admirablement par l'immense Burt Lancaster (photo).
Entretemps on l'aura vu en assassin, pédé évidemment, dans "Le beau monstre" du tâcheron Sergio Gobbi et dans une adaptation ridicule du "Portrait de Dorian Gray" où il séduit tout ce qui bouge !
La mort du grand Luchino, en 76, le laisse inconsolable, détruit à coups de lignes de coke et d'alcool, s'étourdissant d'amours de passage dans les back-room les plus sordides de la planète.
La suite de sa carrière est une succession de nanars pitoyables et de téléfilms pour les chaînes allemandes même pas exportables.
Faisant une recherche sur google, je tombe avec effroi sur des photos récentes que je choisis de ne pas publier : je préfère laisser son étoile d'alors briller dans mon souvenir.

17/07/2007

17/07/07 - 19:32

Beethoven humaniste

Un billet posté par un membre des Jeunesses Sarkoziennes se répand sur l'Hymne européen qui n'est autre que le final de la IXème de Beethoven et me rappelle cette anecdote authentique :
quand l'immense compositeur apprit que Bonaparte se couronnait empereur des français, pris d'un accès de rage, il déchira la page de garde de sa 3ème symphonie (rebaptisée "Héroïque") qu'il avait dédiée à celui qui, pour lui, était le symbole de la République nouvelle, des droits de l'homme, de l'exemple français.

13/07/2007

13/07/07 - 14:10

Vive Moi !

J'ai hérité d'un appartement de 100m2 dans le centre de Paris, de quelques fonds (oh, pas de quoi fouetter une chatte : 46.000 €) et d'une petite villa à St Jean Cap Ferrat.
Je me réjouis donc d'avoir voté pour Notre Président au plus haut des cieux (oui, je pratique, et en latin, s'il vous plaît !).
J'entendais cette gourgandine d'Elise Lucet dire tout à l'heure sur une chaine d'état (un comble !), que la suppression des droits de succession, bien que populaire (mais le peuple est tellement bête, n'est-ce-pas ?) ne profitait ni aux classes populaires (beurk !) ni aux classes moyennes (j'éxècre tout ce qui est "moyen", re-beurk !).
Je m'en tape comme de ma première fellation : je vais échapper à l'inique ISF et ne vais plus payer de droits de succession.
Ne me demandez pas combien ces cadeaux vont coûter à la collectivité : je déteste la collectivité !
Je suis Tsarkozyste, libéral, tiens, je trouve même que loracle vire dangereusement à gauche ces jours-ci : je le soupçonne d'avoir une indulgence coupable pour le gauchiste Lang et d'absoudre DSK de sa propension à draguer la première journaliste de passage.
Enfin, concernant mon infidélité au JDI ces temps-ci, j'ai des excuses : j'avais trois caisses de Cordon Rouge (vous ne saurez ce que c'est, manants !) à écluser et un débauchage de jeune rmiste de gauche à terminer.
Je suis repus, (auto)satisfait, soulagé, heu-reux.
Vive la France (et Cécilia !).

06/07/2007

06/07/07 - 13:52

Avignon Off : un spectacle étonnant et drôle !



UNE FLUTE ENCHANTEE NOUVELLE MANIERE
Dans la moiteur avignonnaise, un spectacle rafraîchissant (la salle est climatisée !).
J'ai eu le bonheur de voir cette "Flûte enchantée" nouvelle manière, revisitée sur le mode de la Commedia dell'arte :
ce sera sans nul doute l'un des triomphes du Off cette année.
17 personnes sur scène, dont cinq musiciens et une troupe de comédiens en explosions d'énergies et de talents.
Ils ont gardé les grands airs de l'opéra de Mozart, interprétés par des chanteurs (ses) en état de grâce.
On rit, on s'émeut, on trépigne et on peut emmener ses petits frères et soeurs, car c'est tout public.

Ca se joue tous les jours à 15h30 dans le très beau théâtre d'Arthur Jugnot, Les Béliers (grande salle).
Téléphone réservation
04 90 82 21 07