30/04/2007Besson s'auto trahit !E.Besson, 19 novembre 2005, bien avant que Royal ne soit désignée :
"Nous devons être tous ensemble pour lutter contre ce qu'incarne Sarkozy, qui réussit le tour de force d'emprunter à Bush son néoconservatisme, à Berlusconi ses méthodes, à Le Pen son fonds de commerce, à Aznar son atlantisme, et à Chirac son culot."
On n'est jamais si bien trahi que par soi-même. A vous de voirHier à Bercy, ils étaient venus soutenir Sarkozy :
Johnny, Clavier, Montagné, Rika Zaraï, Arthur, Faudel, Enrico Macias et autres phares de la pensée universelle.
Demain, au stade Charléty, avant le meeting de Mme Royal, un concert de soutien réunira Benabar, Cali, Michel Delpech, Disiz La Peste, Leny Escudero, Miossec, Yannick Noah, Mafia Kafri, Renaud, Sapho, Têtes raides, Mokobé, Kery James, Grand corps malade, etc.
Un électeur très indécis pourrait se positionner en fonction de ses goûts artistiques.
Intéressant, non ?
Arthur (Membre du Front populiste) 26/04/2007IMPERIALE ROYAL !Je pense que la journée du 25 marque un tournant dans la campagne.
Conférence de presse de Bayrou qui minaude sur sa propre intention de vote dont je serais étonné qu'elle aille dans le sens Sarko.
Et surtout exceptionnelle prestation de S.Royal sur France 2 :
- à l'aise sur tous les sujets, jamais déstabilisée par la charmante Arlette Chabot, la candidate, en mega-forme, a eu ce soir raison des rumeurs (souvent machistes) faisant d'elle une "incompétente".
Je défie n'importe quel observateur (-trice) objectif(-ve) d'affirmer le contraire.
Le candidat "sortant" a du souci à se faire pour mercredi prochain, si Ségolène tient la même "pêche" !
Elle se sent, visiblement, investie d'une mission de rassemblement qui devrait faire des ravages.
Transformée par la phase "second tour", elle réussit l'exploit, en tout cas, de m'épater plus que jamais, moi qui la suis depuis les "primaires".
Les coups de fil reçus ce soir, notamment de gens qui n'ont pas voté pour elle dimanche dernier, confirment mon impression : elle a une "gnaque" propre à soulever les montagnes.
Chapeau !
25/04/2007PRODI ENREGISTRERA UN MESSAGE POUR SOUTENIR S.ROYALNe pouvant se déplacer à Lyon pour le meeting, le président du conseil italien enregistrera un message diffusé lors de la réunion.
Romano Prodi a créé le Parti Démocrate Européen avec ... F.Bayrou. Ressemblances Sarko/Berlusconi selon BayrouBayrou admet encore aujourd'hui qu'il existe des ressemblances entre l'italien et Sarkozy.
Le suivi de sa conférence de presse permet de penser qu'une large majorité de ses électeurs, attachée aux valeurs de la démocratie votera Royal.
L'ex-maire de Neuilly a du souci à se faire.
BAYROU : pas de consigne, mais il accepte le débat avec S.Royal à la télévision.1er tour bis dans le 2nd tour, quoi.
Le centristre annonce la créattion du PD (!) (Parti démocrate), attaque les 2 candidats, mais un peu plus Sarkozy.
Il ne donne pas de consigne de vote, comme prévu.
Répondant à JP Le Pers, il dit que lui-même ne sait pas encore pour qui il va voter.
Le débat avec S.Royal pourrait lui donner une indication sur son choix de citoyen.
De votre correspondant sissou, devant La Chaîne Parlementaire. Electeurs de Bayrou, c'est cadeau :[www]
Révélateur, non ? "Sarkozy, tu m'as pris dans tes bras, laï, laï,laï !"Si le ridicule tuait vraiment, on déplorerait la disparition d'un (très médiocre) chanteur français cette semaine.
Bravo à Dany pour Montpellier ! 24/04/2007AU SECOURS ! BIG BROTHER EST DEJA LA !Faites le test (il faut cliquer dans l'espace blanc avant d'écrire) :
[www] Ils soutiennent Sarkozy (1)23/04/2007Electeurs de Bayrou !Voter Jean Marie Sarkozy, c'est, euh, voter Jean Marie Sarkozy.
S'abstenir, c'est aussi voter Jean Marie Sarkozy.
A vous de voir. BATTRE JEAN MARIE SARKOZY, C'EST POZYBLE !Sarko a visiblement siphonné l'électorat de Le Pen, en affichant tout au long de sa campagne des idées xénophobes et communautaristes.
Les électeurs de la droite modérée qui ont voté Bayrou et ceux, de gauche (enfin, bref !) qui ont fait de même refuseront de faire confiance à ce personnage qui représente un danger réel pour la démocratie.
Le 6 mai, tout est ouvert : Ségolène la battante, qui a résisté à tous les coups d'où qu'ils proviennent, peut l'emporter.
Courageuse jusqu'au bout, chapeau ! 22/04/200721/04/2007TrêveJe ne posterai pas de billet politique jusqu'à lundi.
Je vous offre ces quelques roses qui inondent la maison d'un parfum entêtant.
Salut amical à mes partenaires de combat de ce premier tour, bon courage à ceux qui vont déchanter demain soir.
Bon ouikènde à tous sans exception.
20/04/2007ZapateraSégolène, hier, à Jose Luis Zapatero :
[Et puis, tu l’as rappelé tout à l’heure, ton gouvernement a posé tous les actes fondateurs de la lutte contre le machisme avec un gouvernement paritaire, bientôt les conseils municipaux, bientôt les conseils d'administration des grandes entreprises, et tu as fait adopter une loi exemplaire contre les violences de genre.
Ce fut pour moi une raison de plus d’entreprendre une loi cadre contre les violences faites aux femmes qui ne laisse aucune dimension de côté ; et puis tu as eu le courage de faire la réforme du mariage pour les homosexuels.]
Dépité mais pas tant que ça :A 00:25 !
[Avertissement
Bonjour
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Nous vous invitons à vous reconnecter ultérieurement.
Vous pouvez cependant consulter les autres contenus du site avant d'accèder à nouveau aux forums dans quelques minutes.
Merci de votre compréhension.
L'équipe Désirs d'avenir ]
Viens danser le Sarko flip !En meeting à Marseille, NS annonce qu'il ne s'alliera pas avec le FN.
Sans doute vient-il de prendre connaissance du sondage publié par le Parisien du vendredi 20 avril.
Trop tard !
Son madison le décrédibilise.
Quant à Bayrou, il dévisse comme prévu.
Je l'avais dit à ses tracteurs (ses distributeur de tracts, pas ses véhicules, hein) qui m'avaient traité de détracteur.
Ce à quoi je rétorquai : si vous saviez comme c'est bon d'être acteur de la victoire !
Sissou Vermot
Les électeurs qui se prétendent "de gauche" et qui voulaient voter Bayrou semblent revenir à la raison.
Normal : seule Royal peut porter l'estocade à Sarko le 6 mai.
Zapatera, tu nous étonneras jusqu'au bout ! 19/04/2007J'en suis !Je suis fier d'avoir signé cet appel.
"..."Nous sommes des intellectuels et gens de culture, engagés à gauche de longue date sous des étiquettes diverses", écrivent les signataires de cet "appel de 200 intellectuels pour Ségolène Royal", parmi lesquels le philosophe Etienne Balibar, l'écrivain François Maspero ou l'historien Pierre Rosanvallon.
"Barrer la route" à Le Pen et Sarkozy
"Nous appelons tous les électeurs de la gauche, dans la diversité de ses composantes, à se rassembler dès le premier tour sur le nom de Ségolène Royal, pour barrer la route aux candidatures convergentes de Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen, et déjouer le leurre que représente le projet de 'grande coalition' de François Bayrou, mettant ainsi la gauche en position de gagner au second tour", écrivent-ils. "Une nouvelle défaite électorale de la gauche serait synonyme de graves menaces contre les libertés fondamentales et l'indépendance de la justice, de régression pour la recherche et d'asphyxie pour la création artistique de domestication de l'information", ajoutent-ils ..."
Au lu de certaines réactions (sur les sites de Libé et du Nouvelobs), je précise que je ne suis pas un "intello bobo" vivant dans les beaux quartiers.
L'appel intégral et les signatures ici :
[www]
C.Q.F.DDSK : "On n'hésite pas : quand on est de gauche, on vote à gauche !" ROYAL ET ZAPATERO EN DIRECT DE TOULOUSE A 19HCe soir à partir de 19 heures vous pourrez suivre le dernier meeting d'avant premier tour de Ségolène Royal à Toulouse, en présence du Premier Ministre espagnol.
Pour accèder, c'est là :
[www]
Ouh, la vilaineu !Extrait du blog de Donovan, 9 ans 1/2 :
"Il est drôlement fort, le monsieur blond qui présente le journal du soir à la télévision sur la chaîne qui vient toute seule quand allume son poste.
Papa ne veut pas que je parle quand le monsieur blond dit les informations; surtout en ce moment parce que dimanche les grands vont tous aller voter et que c'est très important.
Papa il hésite encore entre le monsieur qui a les oreilles décollées qui font rire et la dame qui plait à maman quand elle est habillée en rouge mais pas quand elle est en blanc et, de toutes façons, maman la déteste; moi, je crois que maman l'aime pas parce que la dame elle a pas besoin de passer deux heures à la salle de bains pour se maquiller pour être plus jolie.
Enfin ça, c'est papa qui l'a dit en rigolant dimanche dernier juste avant de recevoir tous les oeufs-mimosa dans la figure, que ça m'a fait mourir par terre de rire.
Hier soir, le monsieur blond de la télé qui est là, obligé, quand on allume le poste à huit heures du soir, il a interviouvé la dame presque pas maquillée mais jolie quand même, et maman elle a dit une méchanceté parce que la dame l'avait pas écoutée et avait mis une veste blanche.
Le monsieur qui pose les questions il est vachement fort.
Y'en avait un autre, de monsieur, mais on le voyait pas et pourtant la dame les regardait l'un après l'autre en répondant et maman a dit qu'elle pourrait nous regarder quand elle parlait au monsieur et qu'elle avait pas l'air franche.
Moi j'ai dit qu'on disait "l'air franc" et papa a dit un gros "chut" en me donnant une tape.
C'était pas long et à la fin le monsieur blond qui a un nom très long lui a posé la question hyper vache qui tue de la mort en lui faisant la morale parce qu'elle est pas allée à son rendez-vous d'un journal de Paris très important et que c'était pas bien de poser des lapins, que quand elle serait la présidente, si elle faisait le même coup à la reine d'Angleterre, ça la foutrait mal, tout ça, enfin je vous résume.
La dame, elle avait la honte et elle a dit qu'elle avait envoyé un copain au rendez-vous parce qu'elle avait des courses à faire au supermarché où il y a des caisses automatiques et qu'elle voulait voir comment ça marchait et que peut-être ça mettrait les caissières au chômage, tout ça, enfin je vous résume.
En même temps le monsieur qui commande le journal, il faisait rien que rigoler doucement et on voyait qu'il pensait que la dame elle était bête et qu'il valait mieux aller à une interviouve du grand journal que de faire du shopping.
Mais papa il a dit que finalement, comme le vieux monsieur qui parle en mangeant des chamallow avait dit qu'il était pour l'équipe du méchant que papa et maman aiment pas et que le vieux monsieur avec ses diamants et son histoire de ministre qui s'était noyé dans un étang pas profond du tout, tout ça, enfin je résume, et que l'autre monsieur, celui aux grandes oreilles, c'était pourtant son copain d'avant, et que maintenant il était tout seul, dimanche finalement il serait pour la dame quand même.
Et maman elle a fait la gueule, et papa lui a dit qu'elle était jalouse comme tout et que c'est pour ça qu'il y avait plus d'hommes que de femmes qui étaient pour la dame.
Maman, elle est partie à la cuisine et elle criait de la cuisine à papa parce qu'elle trouvait plus la grande enveloppe marron et elle parlait de programmes qu'elle voulait lire à tête reposée, elle a dit.
Enfin, je résume." 18/04/2007Connivences ? Connivences ? Quelles connivences ?Willkomen, bienvenue, welcome ![www]
Le spectacle musical "Cabaret" triomphe aux "Folies Bergère" depuis fin octobre, jouant les prolongations ... sine die, avec quelques vacances tout de même à partir du 14 juillet.
Je le disais hier, j'ai vu plusieurs fois le film de Bob Fosse et lu "Adieu à Berlin" à en user les pages.
J'avais donc quelque appréhension à passer du côté "live" et en vf de la force.
Mes craintes ont été dissipées dès le premier tableau et n'ont plius jamais trouvé prise jusqu'au terrible final.
On connait l'argument : une jeune écrivain américain fauché découvre le Berlin interlope des années 30 et s'amourache d'une petite vedette de cabaret, Sally Bowles.
Dans une allemagne qui a vécu guerre perdue, révolution, inflation irrépressible, dans un pays en désespoir, les noctambules berlinois cherchent l'oubli d'ivresses en débauches diverses jusqu'à ce que la montée en puissance du nazisme sonne le glas de toutes les illusions.
Pour cette version scénique (je n'ai évidemment pas vu l'original, créé à Broadway, d'où est tiré le film) mise en scène par Sam Mendes (au ciné, "American Beauty", "Les sentiers de la perdition", "Jarhead"...) l'histoire est scindée en deux parties, la fin du premier acte marquant le basculement vers l'orage annonciateur de la tragédie qui ensanglanta la planète.
Judicieux découpage qui prend tout son sens lorsque résonne pour la première fois le "Horst Wessel lied" de sinistre mémoire.
Le drame sous-tend l'oeuvre de bout en bout, masqué par une explosion permanente de chansons, de musique (quel big band !) et de danses.
La gageure était (mais les producteurs y tenaient) de produire un spectacle "en français" avec une troupe d'artistes français, qu'un laborieux "casting"* a permis de réunir.
Loin des mièvreries promotionnées en mode shampooing par les vendeurs de soupe habituels (ah, le calamiteux "Chanteur de Mexico" du Chatelet et autres "Roi soleil" en clinquant r&b de dancing anémié ! ), "Cabaret" réunit des artistes complets capables de jouer la comédie, de danser et de chanter (et ici, c'est toujours juste et toujours en direct).
Haykel Skouri en sait quelque chose qui, pour obtenir le rôle de Max le tenancier, dut apprendre à jouer de la clarinette en quelques semaines et nous prouve sur scène que vouloir, c'est pouvoir !
La troupe est donc là, épatante de bout en bout, menée par le Maître de Cérémonie Fabian Richard qui réussit le tour de force de n'avoir pas à rougir de succèder à l'immense Joël Grey dont l'interprétation, dans le film, fut récompensée par un Oscar.
Claire Pérot, dans le rôle de Sally semble taillée pour le personnage, tour à tour garce, sensuelle, émouvante, drôle.
On ne pourra les citer tous, mais tous les 22 sont impeccables, généreux et "professionnels".
Quant à la mise en scène de S.Mendes, elle est toute en sobriété, ne cherchant pas à étaler les gros moyens (certains) en pâtisseries inutiles : les changements de décors se font à vue, tirant partie du livret et la "partition", les effets de lumières (magnifiques) toujours justifiés, l'intelligence résidant aussi dans l'utilisation "interactive" de la très belle salle des "Folies" dont l'orchestre s'est métamorphosé en ... cabaret.
Réussite totale donc, qui prouve que les saltimbanques d'chez nous peuvent être à la hauteur des meilleurs professionnels de Brodway et de Londres.
Extraits vidéo et critiques de presse louangeuses ici : [www] 17/04/2007Ceci n'est pas un "éléphant"
Quelle émotion, Monsieur, hier soir à Nantes devant ces milliers de personnes venues soutenir Mme Royal !
Comme vous l'avez dit, le candidat de l'UMP aime à citer des socialistes morts (Mitterrand, on rêve !, Jaurès et Blum !).
Votre discours, inlassable, de dénonciation des injustices, des atteintes à la liberté, des manifestations d'intolérance, fait de vous la conscience de la gauche dans ses valeurs les plus nobles.
Nous sommes fiers de vous.
Nous vous admirons.
Merci. Sondage du jour (second tour) 50/50Mmmmmmmmm ..., je commence à bien la sentir, moi, cette élection.
16/04/2007SEMAINE POLITIQUE TRANQUILLEPour moi, alors que pour certains, la fièvre ne va cesser de monter, ce sera une semaine en sérénité.
Un gaien affiche un très joli portrait de Sarkozy légendé à peu près ainsi : "insultez, attaquez, j'm'en fous".
Je crois que le temps des attaques est passé : nous savons tous maintenant à qui nous avons affaire.
L'effet Bayrou semble se dissiper : même avec un score que je pressens nettement au-dessous de ce que ses partisans espèrent, Bayrou aura réussi sa campagne, jusqu'à ce que l'électeur de base, sans attaches politiques véritables, s'aperçoive que le "programme" du candidat "centriste" manque singulièrement de contenu.
Enfoncer le clou Ségolène, du moins ici, me semble superflu : elle a majoritairement convaincu dans ces pages virtuelles comme on peut le constater sans parti-pris.
Son score de premier tour sera surprenant.
Je peux tranquillement me promener et profiter des belles journées qui s'annoncent. 15/04/2007En doutiez vous ?" Le virage ultradroitier de Nicolas Sarkozy", par Le Soir, quotidien belge (14/04)
"Ces signes seraient sans doute passés davantage inaperçus si Nicolas Sarkozy lui-même n'avait pas entamé un virage ultradroitier dans le courant de sa campagne. Durant ces cinq années au gouvernement, il avait toujours veillé à suivre une stratégie très fine. A chaque mesure droitière correspondait à peu près une ouverture à gauche. Il fermait Sangatte ? Oui, mais il supprimait par la même occasion la double peine. Il voulait tarir la source de l'immigration ? Oui, mais il se prononçait en même temps pour la discrimination positive.
Dans la course à l'Elysée, la tactique du balancier a disparu. Ou elle n'existe plus que dans la sémantique. Sarkozy cite Jaurès et Blum. Mais ses discours penchent clairement à la droite de la droite. « Je suis de ceux qui pensent que la France n'a pas à rougir de son histoire. Elle n'a pas commis de génocide. Elle n'a pas inventé la solution finale. » Comme s'il faisait mine d'oublier, en exaltant la résistance et les droits de l'homme, la France de Vichy."
14/04/2007Mais tu vas la fermer, ta gueule ?
Une pensée attristée pour Michel Rocard, nouveau boulet de Ségolène.
Il fut autrefois, enfin parfois, peut être un jour, plus lucide.
Sa "sortie" d'hier va finir de décomplexer les gens "de gauche" qui hésitaient à voter Bayrou.
C'était pas le moment !
13/04/200718 MILLIONS D'INDECISToujours essentielle, la chronique de Schneiderman dans le Libé du vendredi :
[www] 10/04/2007Effet Bayrou et République du centreTrès intéressant :
[www] CONTRE LA LEPENISATIONArticle d'Edwy Plenel dans le quotidien belge "Le soir" du 6 avril.
Chronique n° 16 dans « Le Soir » du 6 avril 2007
Faire référendum contre la lepénisation
par Edwy Plenel
C’est une réponse lapidaire, mais c’est peut-être l’enjeu du
scrutin présidentiel à venir. Dans ses éditions du 5 avril, Le Monde
interroge Jean-Marie Le Pen : « Vos rapports étaient bloqués avec
Jacques Chirac, une ère nouvelle peut-elle s’ouvrir avec Nicolas
Sarkozy ? » Le chef de l’extrême droite française répond en trois
mots, pesés au trébuchet : « Pourquoi pas ? Oui. »
Tout ici fait signe et sens. La question d’abord dont
l’euphémisme dit la banalisation accrue du Front national durant cette
campagne qui transforme son leader en politique ordinaire. Explicite et
argumentée, l’allergie claire et nette du président sortant pour Jean-
Marie Le Pen et ses idées méritait mieux que cette réduction à des
« rapports » qui ne demanderaient qu’à être débloqués. La forme de la
réponse ensuite, qui tranche avec les habitudes d’un démagogue fort
idéologue, volontiers disert et adepte de bons mots. Dans sa brièveté,
cette réponse est un communiqué. Elle a la sécheresse d’une annonce
et la clarté d’un signal.
En mêlant le souhait – « Pourquoi pas ? » – au constat – « Oui » –
, Jean-Marie Le Pen dit enfin tout haut ce que l’on sentait tout bas,
depuis le début de cette campagne : il a fermement décidé de
ménager le candidat de droite et, maintenant, lance un message
d’ouverture en direction de Nicolas Sarkozy. On saura plus tard ce
que recouvrent concrètement ces quelques mots, notamment lors du
round suivant que l’opinion a tendance à oublier alors que les états-
majors l’ont tous en tête : les élections législatives qui suivront, en
juin, l’élection présidentielle. Avec la possibilité de triangulaires –
l’accès au second tour pour tout candidat ayant obtenu les voix de
plus de 12,5 % des inscrits –, le Front national est une sorte d’épée
de Damoclès pour les candidats de droite, selon qu’il maintient ou
retire ses candidats.
Mais, pour l’heure, ce n’est pas l’essentiel. Ces trois mots de
Jean-Marie Le Pen disent le véritable événement de cette élection,
celui qu’ici, nous n’avons cessé d’annoncer : la lepénisation d’une
partie de la droite française. La tonalité de plus en plus droitière de la
campagne de l’UMP ne saurait être ramenée à des infléchissements
tactiques. Elle exprime ce qui est au ressort fondamental de
l’ascension victorieuse de Nicolas Sarkozy contre ses rivaux
potentiels, Dominique de Villepin notamment. Il est en quelque sorte
le précipité chimique de vingt-cinq ans de lepénisme, la résultante
d’un quart de siècle d’hypothèque de l’extrême droite sur la vie
publique française. La rupture qu’incarne et que revendique Nicolas
Sarkozy est d’abord au sein de sa famille politique : une césure dans
l’histoire de la droite française depuis 1945. Il ne se contente pas
d’exploiter conjoncturellement les thématiques qui sont, depuis
toujours, le fonds de commerce de l’extrême droite – le diptyque
insécurité et immigration –, il va au-delà.
Quand on additionne – et ce ne sont que quelques exemples pris
dans sa bouche – l’annonce d’un « ministère de l’immigration et de
l’identité nationale » ; la revendication comme un héritage identitaire
non seulement de la chrétienté doublement millénaire mais des
croisades qui, pourtant, n’en donnent pas le visage le plus avenant ; le
refrain désormais installé sur cette France qu’il faudrait aimer en l’état
ou quitter de suite, injonction binaire aux accents de guerre civile ; ou
encore cette toute récente défense, dans un entretien avec le
philosophe libertaire Michel Onfray, de l’inné contre l’acquis, défense à
ce point caricaturale que Nicolas Sarkozy en vient à dire que les
jeunes qui se suicident aujourd’hui en France, le font comme il arrive à
certains fumeurs de développer un cancer et à d’autres non, « parce
que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable
(…), une faiblesse psychologique héréditaire » ; sans parler enfin de
l’oubli persistant de toute perspective européenne, au point de
flatter, y compris dans le registre économique, un repli nationaliste et
protectionniste ; bref, quand on fait la somme, on trouve un total
inédit.
Dans « La France aux Français », sous-titré Histoire des haines
nationalistes (Seuil, 2006) Pierre Birnbaum rappelle combien, jusqu’à
la césure de la Seconde Guerre mondiale, la droite française vécut en
osmose avec les droites extrêmes, leur idéologie et leurs valeurs,
parmi lesquelles, souligne-t-il, « la référence au catholicisme comme
élément consubstantiel à l’identité nationale ». Les glissements et les
imprégnations se firent sur un refus partagé de l’héritage
révolutionnaire, une détestation de la République, cette « gueuse », et
une peur panique de la question sociale. Loin de s’énoncer
grossièrement, cette idéologie s’exprimait alors avec talent, au point
d’imprégner culturellement la droite, ses références et ses réflexes.
Un nom résume cette musique insistante qui ne sera durablement
dévaluée qu’après la défaite du nazisme, sous le choc et la honte de
ce que fut l’avilissement de Vichy et de la Collaboration : Charles
Maurras, évidemment.
L’affirmation fera sursauter et, pourtant, ce n’est qu’un constat
de lecteur : ces temps-ci, Nicolas Sarkozy parle comme Charles
Maurras. Un Maurras revisité, mais un maurrassisme renaissant,
signifiant que, pour la première fois, un leader de la droite républicaine
s’affranchit des principes que sa famille avait finalement intégré en
1945, grâce à l’épopée gaulliste. Dans notre tradition intellectuelle et
politique, le nationalisme intégral de Maurras reste au coeur d’une
vision identitaire de la nation, faite d’héritages immuables et de
valeurs chrétiennes, une nation où les autres sont tenus à distance,
tout juste tolérés comme hôtes et, s’ils sont étrangers, à condition
qu’ils ne s’attardent pas.
De fait, Maurras n’aurait pas détesté ce mariage stupéfiant, au
XXIe siècle, de l’immigration et de l’identité nationale. Comme si, dans
une nation dont le peuple, de toute éternité, a été façonné par les
apports et les mélanges, les rencontres et les croisements ; sur un
territoire qui, de tout temps, a fait lien entre le nord et le sud, entre
les mers et les terres, entre Orient et Occident ; oui, comme si, dans
cette nation, sur ce territoire, l’identité nationale devait se déduire
des migrations ! Certes, c’est ce qu’a toujours défendu, depuis
Maurras justement, la droite extrême : cette idée d’une nation définie
par essence, d’esprit inné et de caractères ethniques.
Or c’est exactement contre cette conception que se sont levés
et battus, de 1789 à nos jours, tout ceux qui ont fait, pensé et
défendu la République française – et, par extension, ces Français
républicains qui ont voulu l’Union européenne en rêvant, depuis Victor
Hugo, aux Etats-Unis d’Europe. Dans leur esprit, la nation, son
identité, sa définition, c’est une construction politique, pas une
définition ethnique. C’est une idée en acte, une expérience concrète,
une utopie réelle qui se définit par des droits politiques, des devoirs
citoyens, des valeurs laïques, bref, par des principes républicains. Pas
par le sang, ni par la naissance, ni par l’héritage, ni par le privilège,
mais par la grâce de ce référendum permanent où s’invente une cité
commune dont le fronton résume la promesse : « Liberté, égalité,
fraternité ».
En conséquence de quoi, il serait bon, mais nul n’est prophète en
son pays, que les Français fassent de cette élection un référendum
contre la lepénisation. Qu’ils la transforment en sursaut contre
l’histoire que l’extrême droite tente d’écrire en France, grâce à
l’aveuglement et à la complaisance de cette droite sarkozyste qui,
heureusement, n’est pas toute la droite.
Mémoire de campagneD'après certains politologues, sociologues, proctologues mais pas scientologues, l'électeur "moyen" (à définir selon la haute idée que l'on a de soi-même) aurait une mémoire de campagne de 40 jours maximum.
En lisant, plus bas, un article de l'estimable herminien2, qui vénère Blum, Mendès France et Delors mais n'est pas socialiste (contradiction, quand tu nous tiens !), on peut vérifier que cette affirmation peut ne pas être inexacte :
Mme Royal fut en effet la première à aborder le problème du nucléaire iranien, affirmant (ce qui fit hurler à l'époque, si lointaine puisque c'était en ... janvier !) qu'il fallait intervenir pour interdire TOUTE utilisation de l'énergie nucléaire par l'Iran, y compris le nucléaire civil (celui-ci pouvant déboucher ...).
Mais il est vrai, n'est-ce-pas, que cette femme (beurk) est incompétente (c'est inhérent) et n'a aucune "vision" de la politique à mener dans le domaine international.
C'est pour cela que Mme Royal, dont l'agenda est un peu chargé, voyez-vous (courses, coiffeur, manucure, sans doute, hein ?!) délègue un novice en la matière (un certain Chevènement) pour préciser une nouvelle fois ses options en ce domaine.
Mauvaise foi, quand tu nous tiens ! 09/04/2007ALERTE PREMIER TOUR LE PEN ! VOTE UTILE INDISPENSABLE §Il ne s'agit plus de sondages, d'informations des médias mais d'informations extrêmement fiables fournies par le CEVIPOF (Centre d'Études de la Vie Politique en France) qui depuis plus de 20 ans a toujours donné les
résultats des élections avant le vote sans jamais se tromper.
Ce sont les seuls qui avaient signalé en 2002 que LE PEN serait au second tour. Et là,
tenez vous bien, voici les résultats de leur dernière vague d'enquêtes :
PREMIER TOUR : LE PEN arrive en tête avec 20%, suivi de SARKOZY 19%,
SEGOLÈNE ROYAL
18%, BAYROU 11% et le total de tous les autres candidats de la Gauche
de la Gauche, à peine 5% tous réunis.
Ségolène Royal sera éliminée au premier tour et ce que nous craignions
tous va arriver, un second tour LE PEN / SARKOZY.
Pouvons-nous imaginer deux secondes, si nous prenons le temps de
réfléchir, ce que représentera un second tour LE PEN / SARKOZY ?
Quel choix pour nous ? Entre LE PEN, symbole de la haine, du racisme,
contre un SARKOZY ultralibéral, qui fera tout pour ses amis les patrons et les
riches et qui mettra la France au pas, à sa botte, oserais-je dire.
Quel choix ! Je ne peux pas, je ne veux pas y croire et pourtant la
réalité nous rattrape.
La France et les Français seraient-ils tombés si bas ?
Pouvons-nous laisser tout cela sans rien faire ?
Il est encore temps de réagir, de nous battre, de convaincre pied à pied, nos amis d'abord
bien sûr, nos collègues de travail, de facs, nos voisins, tous ceux que
nous rencontrons.
Dites leur la vérité masquée par tous les instituts de sondages et les médias.
Parlez leur des résultats de cette étude et pour ceux qui doutent encore et qui ne voudraient pas me croire, allez sur le site INTERNET du CEVIPOF et lisez, vous serez comme moi effrayé.
Vous aviez décidé de voter pour un des candidats, Laguiller,
Besancenot, Schivardi, Buffet, Voynet ou Bové, réfléchissez bien, tous
réunis ils ne dépasseront pas 5%, Ségolène Royal sera éliminée et nous
aurons un second tour LE PEN / SARKOZY ! Vous vous êtes dit que vous n'étiez pas
convaincus par Ségolène Royal et du coup vous vous apprêtiez tranquillement
comme tant d'autres à voter BAYROU, Ségolène Royal sera éliminée et nous aurons
un second tour LE PEN / SARKOZY! Pour nous, qui sommes attachés à la
GAUCHE, à ses valeurs, même si certains d'entre nous, ne sont pas convaincus et
cela est légitime, quoi que nous pensions, quoi que nous fassions, une seule
candidate est capable et est à même de pouvoir arriver au second tour
et si nous sommes tous réunis, à gagner et battre SARKOZY, c'est Ségolène
ROYAL.
Alors, bon sang n'hésitons plus, si comme moi vous ne voulez pas d'un
second tour LE PEN / SARKOZY, nous n'avons plus qu'une solution, c'est de
voter Ségolène ROYAL.
Je sais certains rechignent déjà en brandissant l'idée du vote utile.
Et bien OUI, il s'agira d'un vote UTILE.
J'ose le dire et même à affirmer qu'il sera TRÈS UTILE car il nous permettra d'éviter ce
cauchemar d'un second tour LE PEN / SARKOZY.
Battons nous, il est encore temps, le 22 avril à 20 heures, il sera trop tard. Faites circuler ce mail au maximum de vos contacts, nous devons réagir.
Amitiés
Le Baromètre Politique Français (BPF) est à ce jour le dispositif
d'enquête électorale le plus complet jamais réalisé en France.
Il s'inscrit dans la lignée des grandes enquêtes électorales académiques réalisées par le
CEVIPOF depuis plus de vingt ans (1978, 1988, 1995, 1997 et 2002), tout en renouvelant les perspectives de ce type d'enquêtes.
Il se compose de
quatre vagues d'enquêtes (entre mars 2006 et janvier 2007), réalisées auprès d'échantillons représentatifs des électeurs français inscrits sur les listes électorales et régionalisés. Le dispositif représente un instrument d'étude de la conjoncture politique et de la manière dont les opinions, jugements et comportements politiques se structurent à l'approche des échéances électorales de 2007. La taille des échantillons est de 5600 personnes pour chaque vague, au total 22 400 personnes interrogées en tout, ce qui va permettre des analyses détaillées (notamment de sous-groupes peu étudiés en raison de leur faiblesse numérique dans les échantillons habituellement réalisés).
Le Baromètre Politique Français présente des caractéristiques exceptionnelles et novatrices sur deux aspects : le fait de disposer de quatre vagues d'enquêtes et le fait de pouvoir combiner les niveaux d'analyse nationale et locale.
En ce sens, le BPF participe d'un important renouvellement des méthodes de l'analyse électorale et d'un retour dans ce domaine des explications en termes de contextes (de temps et de géographie).
Ma trêve pascale à moi.Aujourd'hui, je m'évertue à ne pas prononcer le nom du candidat de la majorité sortante.
Je tiens le coup.
Mais il me faut :
- ne pas lire la presse
- ne pas allumer ma télé
- ne pas sortir (affiches)
- ne pas recevoir
- ne plus revenir ici (dur !)
pour ne pas entendre le nom honni ou ne pas voir ce visage omniprésent sur tous les media depuis plus de 5 ans.
A demain.
BONDIEUSERIES
La prolifération sur GA d'images pieuses, ces derniers jours, permet de rappeler à notre (bon ?) souvenir la position des trois religions monothéistes sur l'homosexualité, position intolérante, voire criminelle concernant la "mise à l'index" des moyens de protection.
La religion catholique, que je connais bien, hélas, puisqu'on me l'imposa, a érigé en règle la plus lâche hypocrisie :
persécutant en d'autres temps les "bougres" (procès en sorcellerie), culpabilisant au minimum les adeptes d'une autre sexualité, c'est en ses rangs qu'on a vu proliférer la pédophilie, tant le voeu de chasteté a pu montrer ses limites.
Les religions sont un poison, une déviation humaine de messages, qui, au départ, étaient des messages d'amour et de tolérance.
A l'heure où le venin du communautarisme est en train de dresser les gens les uns contre les autres, où ressurgissent les intégrismes de toutes sortes, où la France, pays des droits de l'homme et des "lumières", va vraisemblablement se donner un chef porteur de "valeurs" plus que préoccupantes, l'invasion du site par ces moyennâgeuseries, est malheureusement révélatrice de l'état de notre "civilisation".
Je préfère encore les fanatiques de Mylène Farmer, tiens. 08/04/2007Tous en Cène !
Il dit aux journalistes :
"Allez de par les ondes porter Ma parole, sinon ça va barder après les élections."
(Elkabach ne fait pas partie de cette Cène : il est parti avant tout le monde.)
Classieux
Michelangeli était prodigieux dans Debussy, très "français de la grande époque".
Dans Brahms, il était renversant. 06/04/2007LES FRANCAIS N'ELIRONT PAS CE DINGUE !Propos délirants et nauséabonds sur la pédophilie et sur le suicide des adolescents.
[www]
(Pardon je ne sais insérer les liens !)
Qu'en dit Madame Veil ?
Et vous ? 05/04/2007RASSEMBLERSource tempsreel.nouvelobs.com :
Société
Royal se pose en rassembleuse face à Sarkozy
AP | 05.04.2007 | 22:52
Projet contre projet: se posant en rassembleuse face à un Nicolas Sarkozy accusé de diviser, Ségolène Royal a prévenu jeudi les Français qu'ils auraient à choisir entre "deux conceptions de la France", sa "France présidente" qui "se rassemble" et "réconcilie" face à "celle des clans, des clivages, des conflits", "qui dresse les uns contre les autres".
Après l'escalade verbale des derniers jours entre elle et son principal rival, elle a d'emblée indiqué qu'elle ne répondrait plus à ses flèches pour ne pas "laisser le débat présidentiel se tirer vers le bas". "A partir d'aujourd'hui et jusqu'au 22 avril, premier tour de l'élection présidentielle, je ne m'adresserai exclusivement qu'aux Français" et "refuserai de répondre à toutes les attaques, d'où qu'elles viennent", a-t-elle annoncé devant plus de 10.000 personnes à Bordeaux. "J'ai déjà remis au point un certain nombre de choses", lui a-t-elle lancé, après lui avoir adressé cette semaine plusieurs cartons rouges.
Une mission qu'elle a cependant confiée à ses partisans. "Je compte sur vous", "ne laissez pas déformer les valeurs que je défends, ne laissez pas déformer les propos que je tiens, ne laissez pas vilipender la vision de la France que je porte". La candidate socialiste avait fait son entrée au milieu d'une marée de drapeaux tricolores -jamais aussi nombreux dans ses meetings- et d'étendards et affiches du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) et de la "Ségosphère".
Cette précision apportée, elle s'est posée en rassembleuse face à un Nicolas Sarkozy accusé de diviser. "Vous allez devoir choisir entre deux conceptions de la France, deux visions de son avenir", a-t-elle averti. "D'un côté, il y a celle des clans, des clivages, des conflits, celle des divisions et des oppositions exacerbées, qui dresse les uns contre les autres", a-t-elle exposé. De l'autre, il y a la "France présidente" -son slogan de campagne-, "qui fait que les uns ne gagnent pas au détriment des autres, mais que nous gagnerons ensemble, les uns avec les autres", a-t-elle clamé.
Sans jamais citer le nom de l'ancien ministre de l'Intérieur, elle l'a accusé de préparer une France "qui dresse ceux qui ont un emploi contre ceux qui n'en ont pas et qui sont soupçonnés de ne pas vouloir se lever le matin", "ceux qui pourront se payer des retraites par capitalisation et ceux qui ne pourront pas", "ceux qui auront les moyens de se soigner et ceux qui ne les auront plus à cause des franchises", "ceux qui ont droit à l'échec avec des parachutes dorés et ceux qui n'y ont pas droit et que l'on traite d'assistés". "La liste est sans fin, et c'est à cette liste sans fin qu'il faut mettre fin!"
Un comparatif qu'elle a poursuivi tout au long de son discours. Elle a ainsi opposé son concept d'"ordre juste" à l'"autoritarisme" prêté à Nicolas Sarkozy. "Je ne confonds pas juste autorité et autoritarisme, celui qui divise, qui méprise, qui fait prendre du retard à la France et qui échoue à entraîner tous les Français".
Au chapitre social, elle s'est engagée à mettre en oeuvre une "juste répartition des fruits des efforts, alors que d'autres veulent donner encore plus à ceux qui ont déjà énormément". "La France présidente, c'est la France du travail qui paie, sans être obligé pour joindre les deux bouts d'accumuler des heures supplémentaires", a-t-elle taclé, réitérant son engagement de relever le Smic, les bas salaires et les petites retraites. "La feuille de paie n'est pas l'ennemi de l'emploi, mais au contraire peut être son moteur", a-t-elle déclaré, reprenant à son compte une phrase prononcée en 1995 par... Jacques Chirac.
"J'entends certains nous dire: 'mais les Français seraient individualistes, égoïstes, nombrilistes, repliés sur leurs petits soucis, indifférents aux autres', que sais-je encore", a poursuivi Ségolène Royal. "Mais moi je dis: 'tout dépend de ce qui leur est proposé, tout dépend de l'espoir qu'ils ont ou non d'être entendus et de pouvoir peser sur les décisions qui les concerne. Et moi je refuse cette opposition entre l'individuel et le collectif, je veux les réconcilier".
Alors qu'on lui demandait ses impressions à 17 jours du premier tour, Ségolène Royal a confié ensuite devant la presse: "il y a un changement", "il y a une cristallisation", "les gens se libèrent, on sent qu'ils commencent à faire leur choix". AP
Foin des sondages : quelque chose est en train de changer. 03/04/2007ON SE CALMEChassez le naturel, il revient au galop : l'ex-ministre de l'intérieur retrouve sa vraie nature, insultant sa principale concurrente qui réagit ainsi :
"Quand ce candidat de droite se permet de dire que je suis du coté des voleurs, des fraudeurs et pourquoi pas pire, je pense que c'est une insulte", avertit la candidate socialiste, "il ne faut pas qu'il y revienne".
Il ne fait aucun doute (?) que les électeurs modérés de Bayrou sauront s'en souvenir lors du deuxième tour.
N'est-ce-pas ?
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